Mercredi 12 août 2009 3 12 /08 /Août /2009 18:29
Je les trouvais bien coopératifs, aussi, mes fonctionnaires de la direction de la voirie. Aujourd'hui, j'attaquai sévère avec pour objectif de tomber sur le poil des inspecteurs. Il s'agissait de voir si je pouvais récupérer un registre des plaintes des usagers. Ben oui, moi je sais que le service est merdique et que les gens s'en plaignent. Encore dois-je le prouver.

Donc, je m'y pointe tout à l'heure.
Jusque là, j'ai eu des gens coopératifs. Même assez contents de m'aider.
Là, j'ai eu une crème, une pointure.
"Il faut une autorisation", qu'il me dit, en parlant trop mal histoire que je comprenne pas ce qu'il veut.
Bien antipathique, donc, le type.
Donc, je monte au secrétariat de la direction où la jeune secrétaire m'a à la bonne (pas de commentaires, c'est pour la science).
Pas de bol, elle y est pas. Son collègue est là, me reconnaît, fait diligence. Ben même à deux on l'a pas tordu, le vieux con.

Le mec, il me fait : "ah non, mais là, il faut aller voir ce type là, à l'entrée."
"Par contre, il arrive à 13h." Et il y a déjà devant son guichet une queue d'une bonne dizaine de personne. Et vu qu'ici, il faut dix minutes juste pour remettre un papier...
Je me casse, je reviendrai un peu plus tard.

Ca faisait longtemps, aussi, je trouvais, que l'administration argentine ne m'avait pas fait suer.


Sinon, à part ça, mon pote Hugo, c'est pas la moitié d'un con.
Il en sait, des choses, le bougre.
Hier, après le repas, il m'a raconté comment l'Angleterre a construit les frontières et les situations économiques du continent sud américain.
L'Uruguay, ce petit bout de pays coincé entre l'Argentine, le Rio de la Plata et le Brésil ?
Armé et construit par l'Angleterre. Le but, c'était de faire du Rio de la Plata des eaux internationales.
Pour le Paraguay c'est pareil. Ils ont armé argentins, péruviens et boliviens pour tomber sur le paletot de ce pays sur le fleuve du même nom qui leur faisait une concurrence terrible au début de la révolution industrielle.
De la même manière, ils ont armé les chiliens pour qu'ils conquièrent le nord du désert. La fameuse guerre du Pacifique, c'est ça. Armer massivement le Chili pour qu'ils conquièrent le désert d'Atacama au dépens de la Bolivie et du Pérou, puis leur faire rembourser leurs dettes de guerre en exportant massivement le salpètre et le guano. Ca peut faire rire, mais en fait, le guano, c'est à l'époque le must en matière d'engrais (on est aux débuts de la révolution de l'agriculture). Et le salpètre, ça sert à faire la poudre à canon.
Voilà comment on se retrouve avec des pays nabots, amputés. Et c'est comme ça que la Bolivie n'a plus accés à l'océan, gros handicap. Et c'est comme ça que le Paraguay est un "paradis fiscal", mais pas franchement un paradis économique.
Sinon, ils ont aussi confié au FMI la mission de détruire économiquement l'Argentine après la guerre des Malouines, jusqu'à ce que Kirschner prenne la bonne initiative de rembourser intégralement la dette argentine pour retrouver son indépendance.

C'était drolement intéressant, mais du coup on a pas trop vu l'heure.
Ce matin, pas facile.

Des bises.
Par Martial
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Vendredi 7 août 2009 5 07 /08 /Août /2009 21:46
Je vous en avais raconté déjà, sur la plus belle création de l'Argentine : la bureaucratie.

Je vous ai parlé des flics, de leurs prises d'empreintes à l'encre dégueulasse et des temps d'attente interminables pour toute formalité administrative.
J'ai découvert un nouveau parfum sur la carte des desserts de l'administratif argentin. La direction de la voirie et des moyens de transport. J'y suis allé cet après-midi.

Plantons le décor. Ce batiment ressemble à... rien.
D'abord, il est en face d'un sex shop. Il se trouve de l'autre côté de la gare routière.
Je ne sais pas trop comment le décrire.
Bas de plafond, assez sombre, assez sale, un petit air de bétonnage euphémisé à la grosse pierre apparante comme seule a su le produire l'industrie du batiment des années 70. Un petit air de bunker, un petit air de vous n'êtes pas les bienvenus dans lequel ne déparerait pas une pancarte de ville comme on en trouve dans les Lucky Luke ("Etranger, ici on n'aime pas les étrangers", ou "ici, on a une prison, un shérif mais surtout un croquemort", "Machin city, son goudron, ses plumes"). Bref, cette adminitration est à l'image des bus et des taxis qu'elle gère dans Mendoza : elle ne mise pas tout sur les apparences.
Patience, pas de chance, je suis arrivé juste après un couple qui vient remettre les papiers pour une licence de taxi. C'est long, un dossier de licence de taxi. Un trentenaire assez agréable s'occupe de nos intéressés. Deux secrétaires pianottent et baillent derrière lui.
Au bout d'un moment, l'une se lasse de me regarder croiser les bras au milieu de l'entrée.S'adresse à moi, j'explique mon cas.
Elle est bien gentille, mais il faut que je vois avec sa collègue. Elle va la voir. Privilège d'initié, moi, je ne l'ai pas vu. Ou plutôt, je l'ai aperçu, la jeunette, qui s'occupait d'un type quand je suis entré. Toujours est-il que je n'ai droit qu'au truchement de cette obligeante quinquagénaire qui m'explique que j'ai gagné le droit de revenir lundi matin, de voir la secrétaire du directeur et d'obtenir une autorisation pour accés aux informations.

Pan sur mes doigts, j'aurais du me douter que ça se passerait comme ça.

Verdict lundi ou je dois attaquer tôt. Les grandes batailles commencent à l'aube.

Je vous bise sur votre front chaud et je vais écrire mon intro.
Par Martial
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Mercredi 5 août 2009 3 05 /08 /Août /2009 16:40
Parlons rapidement de ma pomme.
Je suis bien arrivé, fatigué mais ravi. Hugo est en forme, il m'a bien accueilli.
Petit gag à mon arrivée. J'arrive en taxi devant l'immeuble où il s'est installé il y a quelques jours. Je lis son adresse, normalement pas de souci. La concierge, elle me demande qui je viens voir. Hugo Lucas ? Connaît pas... Bon... Son mari connaît, tout va bien, l'opération patte blanche a réussi. Suite.
Je prends l'ascenseur pour l'étage qu'il ma indiqué. Sauf que, sauf que... J'ai lu appartement 1 au lieu de appartement I. Etonné, le mec, de ne voir que des lettres au lieu des chiffres ! Du coup, d'abord, je commence par sonner chez une mamie au lieu d'allumer la lumière. Le temps de lui expliquer à travers la porte que je me suis trompé de bouton et que je suis désolé, je me rabats sur l'appartement A.
M'ouvre un petit type aux yeux de lapin. Je viens de sonner à la permanence du parti Union Civica Radical. Le parti du Vice Président Cobos... Belle entrée.

J'ai trouvé Hugo, c'était la porte à côté.

Sinon, un point sur Agrippa. Ou plutôt sur Gripéa comme on dit ici.
En Argentine, l'épidémie a fait mal. Et fait toujours. Les mesures ont été prises. A l'aéroport, d'abord, on a donné à des médecins un papier disant qu'on avait pas de symptomes avant de passer devant une caméra infrarouge. Puis dans le bus une vidéo nous a été passé qui évoquait les comportements à adopter. Notamment tousser ou éternuer dans sa manche plutôt que sur sa main. Puis une autre vidéo de la société Andesmar nous a expliqué que le bus dans lequel nous étions avait été désinfecté de fond en comble.
Par contre, le dernier masque que j'ai vu était celui d'un des deux médecins de l'aéroport.
Si les médias et le gouvernement argentins se sont mobilisés, la population me semble faire preuve d'un certain stoicisme ou de fatalisme.
Mendoza a été assez peu touchée, l'hiver y est clément, contrairement à Buenos Aires ou Cordoba, qui doivent en plus subir des mouvements de populations plus importants.

En clair, pas d'atmosphère de psychose, les gens continuent à vivre.
Et c'est ce qu'ils ont de mieux à faire.

De toute façon, il faut bien, car si la grippe ne tue pas toujours, la faim le fait surement.

Des bises à vous.
Par Martial
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Mardi 4 août 2009 2 04 /08 /Août /2009 21:47
Petit ours brulé, le seul cousin de Yakari qui tient ses promesses.

Promesses ? Ah bon ?

Ben oui, celle de revenir en Argentine. Depuis aujourdhui 13h (18h chez vous), je suis revenu dans la patrie de San Martin, Mafalda, Fangio, Gardel, Peròn, Guevara (oui oui), Messi et Maradonna.

Mais j'aurais pu commencer comme dans les blagues belges : "c'est trois français et un chinois..." Parce que pour l'instant, je n'ai que des anecdotes d'aéroport à vous raconter.

Trois français disions nous. Trois toulousains, jeunes, venus découvrir l'Argentine. Je leur ai proposé un partage de taxi à l'aéroport, c'était quand même pas plus mal, ça économise toujours un peu... Bon, pour anecdote, ils sont venus jusque dans nos bras défier mon record du voyage absurde. Rappelez vous : mon retour, en Aout dernier, m'avait fait faire un trajet de la plus grande évidence : Mendoza, Buenos Aires, Buenos Aires,Santiago, Santiago, Sao Paulo, Sao Paulo, Paris. Regardez la carte et rigolez.
Eux, pas mauvais mais pas encore à mon niveau, car je rappelle qu'en la matière, à l'instar de Chuck Norris, la seule chose qui m'arrive à la cheville, c'est ma chaussette, se sont offert un petit Toulouse Francfort, Francfort Sao Paulo, Sao Paulo Buenos Aires. Correct.
Toujours est-il que je les enviais un peu, les trois aventuriers, de partir 3 semaines et demi à la découverte du nord argentin. Et puis surtout d'avoir cette émotion de la première découverte (j'allais dire première fois quand j'ai pensé à Jeanne Mas) qui a fuité dans ce soupir de la fille du groupe : "Tu te rends compte ? Ça y est, on y est."

Bon, je ne vais pas faire le boudeur, pour tuer le temps avant mon bus pous Mendoza, j'ai flané dans l'avenue florida. Et de me rebaigner dans cette ambiance d'Argentine, j'en ai ressenti une irrésistible remontée du coin de la bouche.

Mais on parlait de chinois.
J'en avais un à côté de moi dans mpn dernier avion. Très drôle.
D'abord, j'ai soupçonné qu'il s'était trompé d'avion. Mais comme ça revenait au même, il est resté, après un bref brain storming des hôtesses.
Autre fait remarquable, il avait les 2 sièges libres à côté de lui. Un chinois, une banquette : une sieste. Et je dois avouer que j'étais dans le même cas : Petit Ours Brulé fit comme frère de l'empire du milieu. Et quand petit ours brulé se réveilla de sa sieste, il constata que non seulement frère de l'empire du milieu faisait comme frère poulet à la broche, il tournait en cours de cuisson, mais qu'en plus il avait transmis à frère businessman en costume attaché case installé ci derrière, sa grande passion, ce à quoi ce dernier s'adonnait selon son style : bouche ouverte, position assise, dos droit devant un pc abandonné. Le pouvoir de suggestion du chinois est énorme.


Voilà. Je retrouverai demain mon Hugo, et assez rapidement Lorena, Pablo, Seba et compagnie.

PS : J'ai pas encore croisé l'Agrippa. Elle doit bien se cacher, celle là.

Et je vous bise bien.
Par Martial
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Vendredi 22 août 2008 5 22 /08 /Août /2008 17:15
Je suis rentré, je suis à Paris, il pleut.
J'écoute les gens parler ma langue maternelle dans la rue, je suis rentré.
C'est bizarre, mais c'est comme ça, je suppose.
Je ne me sens pas vraiment triste, ni joyeux. Je suis encore dans le coton. Reposé, mais dans le coton, sans réaction, la digestion commence.

Alors mes petits, je serais là sans tarder. Demain, sans doute, nous nous verrons.

Des bises, lecteurs.
Par Martial
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Mercredi 20 août 2008 3 20 /08 /Août /2008 01:56
Comme tous les artistes imbus d'eux-mêmes, j'avais prévu un rappel.

Donc d'abord, je termine mon bout de montagne, puisque dans la foulée du contrôle orthographique, on a grimpé un bout de montagne. Au final on a vu des condors, comme pour un dernier salut à mes andes chéries.
Et puis le soir on a fait la fête à l'appart, histoire de me despedir.
Ce qui fut fait. Hier soir, j'ai donc pris mon bus, le Mendoza- Buenos Aires. Il y avait ttrois jeunes françaises dans le bus, qui sont en intercambio à Buenos Aires depuis un mois. Un passage de témoin, presque.
Et pour fionir, le bus m'a fait le coup de la panne à une heure de Buenos Aires. Du coup on a attendu que les chauffeurs siphonne le réservoir d'un autre bus de la compagnie pour finir le voyage.
Il me fallait bien un dernier incident pour en finir dignement.

Des bises à vous que je revois si bientôt.

PS : A la pesée, mon sac tire dans la catégorie 24kg et mon gros sac à dos dans la catégorie 18kg. Défi relevé, je joue la médaille d'or du conditionnement (logistique, pas psychologique).
Demain Sao Paulo et jeudi, Paris.
Et Vendredi... LIMOGES
Par Martial
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Lundi 18 août 2008 1 18 /08 /Août /2008 23:09
Nous y voilà, mes trés chers,
this is the end, my friend, comme chantait un type mort obèse dans un appartement glauque de Paris (non pas Elvis, cherchez mieux.).

Alors voilà; les sacs sont terminés depuis une heure, presque tout est rentré. Comme un judoka, un haltérophile, un lutteur ou un boxeur, j'attends la pesée avant le combat, mais je ne peux pas faire faire à mes sacs des tours de piste avec vingt pull-overs pour les faire transpirer (pour ces fameux derniers grammes).

Alors voilà, j'ai embrassé tout le monde hier soir et je tue ses derniers instants dans mon appartement de ces sept derniers mois.

Ce week end, nous sommes parti avec Javi et Seba pour une dernière aventure en montagne, à Cacheuta. Pour le touriste à Mendoza, c'est un petit coin de montagne où jaillissent des sources chaudes remontées des profondeurs de ce massif qui est tant agité par la tectonique, mais des plaques, celle là, pas celle qui agite nos jeunes écervelés en pantalon slim.
Nous partîmes trois, et nous vîmes trois en redescendant au village de Cacheuta qui accueille la station thermale.
Parce que nous n'y fûmes point pour nous y baigner, même si nous traversâmes le rio Mendoza pieds nus et bas de pantalons retroussés. Elle était un peu fraiche pour y flaner, nous ne nous y baignâmes point. Et foin de ce passé simple dont je viens de vous montrer ma belle maitrise.

Or donc, nous y sommes allé ce samedi, de bon matin. Nous n'avons pas rencontré le train de trois grands rois qui partaient en voyage, non non, nous avons surtout rencontré la bétise de faire respecter une propriété privée abandonnée en pleine montagne. Mais il faut que je vous en raconte plus pour vous faire baisser le sourcil.

Or donc, nous sommes arrivés en bus à Cacheuta samedi matin. Il pleuvait, on s'est donc cherché un abri histoire de ne pas passer le weekend à grelotter dans des habits transformés en éponge. Et Cacheuta, outre ses thermes, compte aussi un barrage hydroélectrique abandonné depuis pas loin de dix ans. Donc également un parc de maisons et cabanes diverses qui servaient à accueillir autrefois (presque jadis) les employés et administrateurs de la centrale. Le tout est maintenant à l'abandon. Et c'est triste, de si beaux batiments dans un si belle endroits dans un si bel abandon. Mais Energia de Mendoza est toujours propriétaire.
Donc, l'option qu'on a choisi, c'était de monter la tente dans une des maisons histoire de se couper du vent, de la pluie, et puis aussi parce quand tu as une maison vide à côté, tu ne vas pas dormir dehors.
Donc, tant qu'à faire, on en choisit une qui a encore des fenêtres, et puis aussi pourquoi pas des vitres à ces fenêtres, histoire d'être mieux à l'abri. On rassemble du bois et on se met à faire notre asado sur une espèce de terrasse sous un toit. Et là débarque un type et une femme. Et le type, me voit en premier, debout à côté du feu avec la viande en train de griller doucettement. Et il me pose une question con, à laquelle il a droit de ma part à une réponse con. "Qu'est ce que vous faîtes là ? - Ben, on fait un asado."
Sur ce il nous dit qu'en fait la maison n'est pas abandonnée et qu'il faut qu'on s'en aille. Il est quand même compréhensif et s'en va en nous laissant le soin de terminer notre repas.
Puis on va dans une autre maison, car si la pluie a cessée, il fait même plutôt beau, on est quand même en montagne. Elle n'a pas de vitres, celle là, et fait carrément abandonnée. On passe une nuit tranquille, avec la tente montée dans la maison.
Et au petit-déjeuner, on a de la visite. Non pas l'ami ricorée, mais un type en uniforme et en mobylette. Entreprise de sécurité.  Comme quoi c'est une propriété privée et il faut nous en aller. Le mec se casse, on opte pour finir le petit-déj avant de faire ce qui était prévu, plier les gaules et s'en aller vers d'autres aventures. Aurait-on trop tardé, revoilà l'ami sans sa mobylette mais avec deux gendarmes. Dont l'un arrive avec le fusil à pompe à la main. Moi aussi, ravi de vous rencontrer, messieurs. Bon, il nous font juste partir en prenant nos noms, ils nous disent que c'est pour le cas où on aille en montagne et qu'il faille lancer des recherches. Je passe en premier, et le pauvre type galère à écrire mon nom d'étranger ("Martial, pas Marcial. Et non, en France on ne mets pas toujours le nom de sa maman après le sien.)

J'y vais : suite au prochain épisode.
Par Martial
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Mercredi 13 août 2008 3 13 /08 /Août /2008 11:11
Et oui, mon petit lecteur, aujourd'hui, ça fait tout juste 7 mois que je suis parti de France.

Je ne vais pas en faire des caisses, mais je marque le coup en récupérant mon ordinateur en parfait état, avec tout ce qui y était avant. Et du coup je continue à illustrer en continuant les albums photos. On arrivera bientôt à Salta, je vous le promets. Ne faîtes pas attention au désordre dans le premier album photo, la première photo est en plein milieu.
On pense à élever à Limoges une statue à Luicito qui m'a fait des miracles informatiques.

Voilà voilà. Un avis sur mes photos est toujours bon à prendre, même sévère et critique.

Et des bises, toujours et encore.
Par Martial
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Mardi 12 août 2008 2 12 /08 /Août /2008 01:36

Vive Air Canada Ostie d'Caaaalisse !

Vous aurez peut-être du mal à faire le lien, et je suis moi même perplexe, entre Air Canada et mon retour en France, et pourtant...

Pourtant, ce sont peut-être ces bons vieux amateurs de sirop d'érable qui vont me tirer une épine du pied. Une épine de deux fois vingt-trois kilogrammes, à savoir le poids qu'ils me permettent de trimballer pour m'emmener de Buenos Aires à Santiago, avant de me laisser entre les mains des Brésiliens de TAM qui devraient me poser cinq heures et demies à Sao Paulo avant de rejoindre Paris et ma frangine.
Parce qu'un voyageur avisé prévoit toujours un petit souci de réserve avant de rentrer, moi, j'avais intelligemment prévu de partir de Santiago. Oui, mais il y avait quand même un détail à passer, une paille, haute comme à peu près un poste frontière à plus de trois mille mètres en hiver, c'est à dire dans la neige. Et comme en ce moment je ne suis pas tenté par la perspective de rater le vol pour un bus qui ne franchit pas une montagne, il m'a fallu penser que la Cordillière des Andes eut pu faire une campagne de pub groupée avec la SNCF : à nous de vous faire préférer l'avion. (Pour changer un mot, ils eussent pû avoir un prix, je pense.)
Et, passé la bonne surprise de me rendre compte que TAM m'autorise deux valises de trente deux kilos chacune, il me fallait trouver de braves transporteurs qui m'amènent à Santiago avec autant ou du moins, pas trop en moins. Et si les vols au départ de Mendoza, c'était un valise de vingt kilos, au max, Air Canada, eux, m'amèneraient de Buenos Aires à Santiago avec deux valises de vingt trois kilos, ce qui n'est pas top, mais bien.
Non parce que sinon, j'ai tout cherché. Notamment avec TAM, puisque c'est elle qui me permettait le plus de bagages. Mais alors TAM, ils m'ont beaucoup fait rire.
Parce que le Buenos Aires Santiago de TAM, il passe par Sao Paulo. Riez, moi, je me suis écroulé de rire devant l'écran. Surtout à la perspective d'un voyage aussi simple que Mendoza Buenos Aires Sao Paulo Santiago Sao Paulo Paris.

Voilà, sinon, c'était aussi l'occasion de vous parler de Florian et Élyse, deux québecois super sympas qu'Alexia avait rencontré à Salta et qu'on a croisé comme ça par hasard dans Buenos Aires. En a résulté une parillada ensemble où, français ayant vécu à Mendoza, on m'a fait choisir le Rouge (heureusement que j'en ai trouvé un très bien que je connaissais sur la carte, honneur sauvé) puis une soirée dans un bar à déguster des bières du monde entier (on a gouté toutes les canadiennes de la carte, elles étaient trop bonnes (les petits malins, je me passe de vos fines remarques) honneur sauvé aussi pour notre franco québecois).

Article pour dire qu'on peut toujours compter sur les Canatsiens, Chris'.

Et moi je reviens bientôt, tabernacle.

Tchô les tcheums !

Par Martial
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Lundi 11 août 2008 1 11 /08 /Août /2008 05:04

Je pense que si Diogène avait lu les journaux ces derniers temps, ils nous l'aurait ressorti, son : "plus je connais les hommes..."
Alors voilà t'il pas qu'on a attrapé des clandestins en France. Vous savez où ? Mais sur le chantier d'extension d'un centre de rétention, bien sur. Du côté de chez Brice, on s'en dilate sans doute la rate. Personnelement, je préfère mes blagues à moi, elles ne blessent personne, elles. Embauchés par une boîte d'intérim, qu'ils étaient, les pauvres bougres. Alors on va raconter que c'était des salauds qui avaient fraudé pour piquer le pain de la bouche... Ben quoi, même quand on est turc, il faut manger pour vivre. Et je ne sais pas pourquoi, mais la boite d'intérim, je pense qu'elle s'en foutait bien. Et après tout, je ne vois pas qui va chercher à changer les choses : on n'a pas particulièrement élu un président qui fait dans le social, il me semble. Donc pourquoi mettre fin à ces situations, si on peut dire aux travailleurs : vous ne voulez pas faire ce boulot payé misère ? Ne vous inquiétez pas, on trouvera toujours quelqu'un d'autre pour le faire à votre place. Et donc, on va continuer comme ça.
Au fait, les chantiers de contruction de HLM aussi, ça donne du travail à plein de gens. Et c'est plus réjouissant à construire que des prisons. Même que les candidats sont plus enthousiastes pour y rentrer, une fois construits. Sauf qu'en haut, ça gueulerait. Si le travailleur peut dire à son patron qu'il trouve mieux ailleurs, où va t'on ? Si le locataire peut dire à son proprio qu'il a trouvé un appart mieux ailleurs et pour moins cher, où va t'on ?
Au fait, vous pensez que le prix de l'essence va baisser ? Ben vu que le Caucase est de nouveaux à feu et à sang, j'en doute un peu. Et notre président qu'on a obligemment prété à l'Europe pour six mois et qui vient de démontrer en Chine une grande capacité à se faire oublier sur la scène internationale pense t'il arriver à calmer le jeu par l'envoi sur place d'un ministre d'ouverture ? Alors même que je suis sur que les grands dirigeants des grands de ce monde viennent de lancer le jeu du Sarkozy : celui qui le fait se débalonner deant le monde entier a gagné. Alors je ne crois pas que Poutine/Medvedev risqueront la risée générale en cédant quoi que ce soit devant le type qui s'est dégonflé devant Hu Jintao. Il va nous sortir quoi, cette fois ci ? Après son "on n'insulte pas un quart de la population mondiale", "on n'insulte pas un aussi grand territoire" ou "on n'insulte pas l'inventeur du plat des gourmets : la soupe au polonium" ?

C'est un peu ça, la France d'après. Et en effet, tous ensemble, tout est devenu possible : avant même d'avoir foutu les pieds dans mon pays, j'en ai déjà plein le dos. Et ça, je pensais pas que c'était possible.

Heureusement que j'ai déjà en tête la perspective d'embrasser vos joues bien chaudes.
Je vous embrasse.

PS : Et à propos de chaleur, et pour vous parler un peu de Mendoza quand même, ici, ça commence à sentir le printemps : il faisait 23 cette après-midi. Sans doute un peu de zonda qui aura passé avant mon départ, mais c'est bien agréable quand même.

A muy pronto.

Par Martial
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